Cet article avait été publié le 29/11/2000... Ces derniers temps... Des informations importantes sont arrivées le mercredi 23 novembre par l´AFP, relayée par l´IRIN du nord du Mali et du Niger: selon ces sources, une opération militaire a été menée pour déloger des bandits armés dans le nord du Mali au Kidal. PLusieurs blessés y ont été hospitalisés. Un sous-officier de l´armée Malienne (Aboubakar Tapo) s´adresse à l´ IRIN en précisant que les bandits en question sont accusés de raids contre les fermes locales avec des vols de bétail, les accuse de traffic d´arme et de véhicules volés avec les pays limitrophes, Mauritanie et Algérie. Un observateur d´une ONG a rapporté que trois hommes armés de fusils d´assault Kalashnikov auraient d´ailleurs été arretés à Agadès aprés avoir tenté de s´emparer d´une Jeep.
Le banditisme est monnaie courante dans les régions les plus pauvres du Mali, Niger et aussi du Tchad.
L´officier a aussi ajouté que la majorité des bandits étaient Touaregs et que l´armée combattait depuis un moment déjà contre ces actes de banditisme. Au delà de cette nouvelle, il est intéressant de voir les
réactions qui ont été enregistrées sur le forum de discussion "Touaregs" ( ). En effet, si le banditisme est à réprimer, il est intéressant de voir quel en est l´impact sur les revendications légitimes de nombreux Touaregs
qui se battent pour des droits fondamentaux. Sans excuser des actions violentes, il faut également savoir que la région concernée est mise à l´écart des plans de développement depuis un certain nombres d´années. Comme le mentionne le républicain du Niger dans plusieurs éditions de Juillet, après les familles, ce sont en fait les richesses locales (Uranium) qui sont exploitées par des cadres et employés venant du sud du pays, au grand dam des habitants des villes du nord. (voir ) (Source : AllAfrica , IRIN, AFP) voudrais revenir sur la situation générale du Mouvement touareg au Niger et Mali. Les événements de ces derniers mois font craindre une détérioration progressive de la situation. La non-application des différents accords de paix risque d'aboutir à de nouvelles révoltes. Les Etats s'étaient contentés de neutraliser les anciens mouvements de rébellion en "achetant" leurs dirigeants. Ces derniers ont tous disparu de la scène politique dès leur "intégration". Ils se contentent aujourd'hui de préserver les miettes qui leur sont concédées par les
Etats pour obtenir leur silence sur les injustices que vit la communauté touarègue. Certains anciens "chefs rebelles" sont les premiers à s'opposer à l'émergence de toute forme de résistance qui risquerait de mettre à mal leur leadership sur la question touarègue. C'est pour cela que les Etats n'ont aucun mal à recruter des supplétifs
prêts à sacrifier l'intérêt de leur communauté. Dans ce contexte on ne peut s'étonner de l'apparition de groupes comme celui de Ibrahim Bahanga. Ces groupes , dès lors qu'ils ont des revendications politiques, n'ont pas moins de légitimité que ceux qui avaient signé le pacte national au Mali ou les accords de paix au Niger. Ces accords n'ont jamais été pris au sérieux par ceux qui les ont signés. La responsabilité de cette situation revient d'abord aux Touaregs qui n'ont pas été capables de structurer leur Mouvement et qui acceptent trop facilement les manœuvres de leurs ennemis. Ces ennemis jouent sur les faiblesses politiques du Mouvement touareg, sur la misère morale et économique qui pousse les dirigeants touaregs à accepter toutes les compromissions pour exister… Mais la responsabilité incombe également à la France et à l'Algérie qui étouffent les aspirations du peuple touareg. Ces deux pays ferment les yeux sur les violations les plus inacceptables des droits de l'Homme au Niger et surtout au Mali. De plus, la France, de part les relations qu'elle entretient avec ces pays, demeure de fait le principal acteur. Depuis la signature des différents accords, tout s'est passé comme si les pays médiateurs voulaient uniquement désarmer la résistance touarègue. Au Mali comme au Niger, il n'y a aucune volonté politique de trouver une solution appropriée aux revendications du peuple touareg. Abdoulahi Har assaghat Bonjour Autre depeche de l'AFP Abdoulahi Har assaghat Washington recommande à ses ressortissants la prudence dans le nord du Mali WASHINGTON, 30 mars (AFP)
- 23h21 - Les autorités américaines ont recommandé vendredi à leurs ressortissants voyageant dans le nord du Mali de faire preuve de prudence en raison de la criminalité qui y
règne. Le département d'Etat recommande dans un communiqué
aux Américains "d'éviter tout voyage non essentiel par la
route dans les région entourant Tombouctou, Gao et Kidal jusqu'à nouvel ordre, en raison de l'augmentation des activités criminelles de groupes armés dans le nord du Mali". Le ministère des Affaires étrangères américain fait état d'attaques au cours des derniers mois contre des voyageurs étrangers, menées par des bandits armés "qui semblent particulièrement intéressés par le vol de voitures". Dans un cas, "les bandits ont demandé à leurs victimes s'il y avait des Américains dans le groupe", indique le communiqué du département d'Etat.
Des touristes attaqués par des bandits armés dans le nord du Niger NIAMEY, 1er fév (AFP) - 0h04 - Un groupe de touristes a été attaqué dans la nuit du 30 au 31 janvier derniers par des bandits armés dans la région d'Agadez (nord du Niger), a-t-on appris jeudi de source militaire. L'attaque qui n'a fait aucune victime, s'est déroulée à 120 kilomètres au nord-ouest d'Iféroune, dans les montagnes de l'Aïr, une zone très fréquentée par les touristes étrangers. Parmi les touristes attaqués on compte 13 Américains, 9 Autrichiens et des Nigériens. Selon une source militaire à Agadez, les assaillants, estimés à une vingtaine et parlant avec "un accent malien", se sont emparés de trois véhicules tout-terrain appartenant à deux agences de voyages et une somme d'argent de plus de 45 millions de francs CFA (68.000 euros). Il ont aussi endommagé trois autres véhicules qui faisaient partie du convoi des touristes et emporté beaucoup de matériel et d'objets de valeur. Les touristes sont actuellement à Iférouane, où ils attendent d'être acheminés à Agadez, a ajouté la même source. Un banditisme "résiduel" sévit toujours dans le nord du Niger en proie à une rébellion armée touarègue de 1991 à 1995. Har tufat Abdoulahi Des bandits attaquent une gendarmerie dans le nord du Mali
Bamako, Mali (PANA) -- Une quarantaine de bandits armés, à bord de quatre véhicules de marque Toyota, ont attaqué, jeudi, la gendarmerie de Tarkint, dans la région nord de Gao (1200 km de Bamako), a-t-on appris vendredi de bonnes sources, dans la capitale malienne.
Trois gendarmes ont été blessés et quatre autres enlevés, précisent les mêmes sources, qui indiquent en outre que les bandits ont enlevé un véhicule, du matériel radio de l'armée, des armes et un important lot de grenades et de minutions. Selon des rescapés, cette attaque est dirigée par un ex- rebelle, Ibrahim Bahanza, appuyé par un militaire déserteur de l'armée malienne.
Il y a quelques mois, rappelle-t-on, cette bande avait attaqué le cortège d'une délégation sanitaire en tournée dans la région de Kidal à 1700 km au nord de Bamako. Depuis la fin officielle de la rébellion touarègue au Mali en 1997, "des bandits armés" opèrent de temps en temps dans le nord désertique du pays, enlevant des véhicules 4x4 appartenant le plus souvent à des Organisations non gouvernementales, des organismes internationaux ou à l'administration malienne qui interviennent dans cette partie du pays.
Selon des observateurs, ces actes sont l'oeuvre d'éléments touareg réfractaires à la paix retrouvée dans le nord du pays, théâtre d'une rebellion qui a fait plusieurs centaines de morts tant dans les rangs des forces de sécurité que dans ceux des insurgés entre 1990 et 1997. -0- PANA GT/BSD 5Jan2001
Mali Quatre gendarmes maliens enlevés par des "bandits armés" GAO (Mali) 6 jan (AFP) - 17h11 - Quatre gendarmes maliens ont été enlevés et deux autres blessés par balle par des "bandits armés" qui ont attaqué jeudi un poste de gendarmerie dans la localité de Tarkint (environ 150 km de Gao au nord du Mali), apprend-on samedi de source autorisée. Selon la même source, les assaillants, dont le nombre n'a pas été précisé, appartiennent à la bande de Ibrahima Ballango, un ex-caporal qui a déserté de l'armée malienne. Les mêmes hommes avaient enlevé le mois dernier deux militaires chargés de la sécurité d'une équipe de vaccination. En tournée à Gao, le Premier ministre malien Mandé Sidibé, a déclaré que le gouvernement "fait tout pour obtenir la libération" des gendarmes enlevés. Il a insisté en outre sur la nécessité de renforcer la sécurité dans la région, ainsi que sur le désenclavement de la zone. Le correspondant de l'AFP à constaté à Gao l'arrivée d'un hélicoptère militaire avec à son bord des renforts militaires. Selon un officier, les postes militaires et plusieurs zones de la région sont actuellement renforcés pour assurer la sécurité des populations.
Libération de dix militaires maliens kidnappés dans le nord BAMAKO, 25 fév (AFP) - 14h41 - Dix militaires maliens kidnappés au cours des quatre derniers mois par une "bande armée" dans le nord du Mali ont été libérés samedi soir et ont regagné Bamako par un vol spécial, a-t-on appris dimanche de sources sûres. Les militaires avaient été enlevés par petits groupes, par une bande armée dirigée par Ibrahim Bahanga, ex-rebelle touareg et ex-caporal de l'armée régulière, dont le refuge avait été "démantelé" en décembre dernier par l'armée. Trois militaires maliens avaient été tués plusieurs mois auparavant par les sympathisants de Ibrahim Bahanga, ont ajouté dimanche des sources militaires à Bamako après la libération des dix soldats kidnappés. Des témoins ont vu débarquer de l'avion des ex-otages qui revenaient de Kidal (nord) ainsi que l'ambassadeur d'Algérie à Bamako, Abdelkrim Gheraoeb. Selon des sources autorisées, M. Gheraoeb, dont le pays a une frontière avec le Mali, a servi de "négociateur" et obtenu la libération des otages. "Son rôle a été décisif, il a été une caution morale", a commenté une source autorisée à Bamako. La même source a affirmé à l'AFP que "rien n'avait été donné" en échange de la libération des otages. Selon une source indépendante cependant, les hommes de Bahanga ont vraisemblablement demandé que l'armée malienne "arrête de les pourchasser" et que le gouvernement investisse "dans plus de projets pour désenclaver le nord du Mali". Le gouvernement malien, de son côté, a dû exiger de cette "bande armée" qu'elle arrête de semer la terreur et rende les armes. Un officier supérieur malien, sous couvert d'anonymat, a confié à l'AFP que "ces bandits armés avaient promis de rendre, selon un calendrier établi, les munitions et les armes volées ou saisies sur les forces de sécurité maliennes". Bahanga est un ancien rebelle touareg qui avait été intégré dans l'armée malienne avant de la déserter peu après. Ses hommes sont considérés comme responsables de l'insécurité, d'enlèvements et de vols de véhicules dans le nord du Mali. Selon un officier supérieur de l'armée malienne "l'un des trois militaires a été tué en décembre dernier lors d'une attaque de soldats qui assuraient la sécurité d'une équipe mobile de vaccination". "Ce jour-là les hommes de Bahanga avaient tiré à bout portant sur nos hommes, non loin de Kidal, deux autres militaires avaient été blessés par balles", a-t-il dit. Un mois plus tard, deux autres militaires en fonction au poste de gendarmerie de la localité de Tarkint près de Gao avaient été tués "au saut du lit" par la même bande armée, alors que trois autres avaient été kidnappés, selon la même source. En décembre dernier, des centaines de soldats de l'armée régulière avaient été expédiés dans le nord du Mali pour "venir à bout" de cette bande mais le succès de l'opération reste mitigée, l'armée ne parvenant pas à arrêter les membres du groupe pourtant dispersé. "Ce sont des hommes qui connaissent le désert comme leurs poches, et ils sont éparpillés dans la nature. Ils sont une petite centaine et vivent dans des grottes", souligne un observateur pour qui la bande de l'ex-rebelle touareg, en s'attaquant à l'armée, compte toucher au "symbole de l'Etat".
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